Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.

Publicité

Cap au nord

Jeudi, après avoir pris congé de Ria et de la sympathique famille bédouine, nous avons mis le cap au nord dans l’intention de nous poser vers Amman après avoir fait un petit tour du côté de la mer morte.
Comme nous n’étions partis que peu avant midi et que la vitesse sur les routes est relativement faible, nous ne sommes arrivés vers la mer morte que tard dans l’après midi. L’idée nous est donc venue d’y passer la nuit. Hélas, le site ne comporte que quelques hôtels de très grand luxe et surtout ils étaient tous pleins, car nous avions eu la mauvaise idée de tomber juste sur les 4 jours du «premier rallye de Jordanie». Donc, plein d’oriflammes, plein de parc à voitures… et plus un seul lit disponible.
Après quelques hésitations et un brin d’énervement nous nous sommes finalement dirigés vers Madaba qui offrait l’avantage de nous retrouver en terrain connu. Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, nous sommes repartis, vendredi, avec l’intention de visiter Pella et, si possible, Oum Quès.  
A ce stade et pour que vous compreniez mieux le déroulement de cette journée, il me faut vous parler un peu des routes jordaniennes. 
Il faut d’abord savoir qu’il n’existe pas de carte officielle de Jordanie. L’office du tourisme jordanien en France auprès duquel je m’étais étonné de cette particularité, m’avait confirmé le fait et précisé qu’on « attendait d’avoir fini de faire de nouvelles routes pour en éditer une ». Louable intention, certes, mais qui ne console guère le touriste solitaire qui doit se débrouiller avec les cartes minuscules figurant sur les guides et les indications approximatives fournies par les autochtones.
Ajoutons à cela que la signalisation des sites touristiques est plus que parcimonieuse et que les panneaux indicateurs renvoient à des lieux qui ne figurent pas sur nos guides ou sous une orthographe différente. 
Pour couronner le tout, beaucoup de route étant en travaux, le parcours est jalonné de « détour » (en français dans le texte) et si le début des fameux détours est parfaitement indiqué, la suite semble aller de soi et la fin vous laisse le plus souvent à l’opposé de la direction initiale.
 Il faut enfin signaler que la route qui longe le Jourdain est jalonnée de check point (Israël est juste de l’autre coté), ce qui nous vaut de nombreux arrêts ponctués des inévitables « where do you come from » – « France » – « welcome in Jordania », toujours aimables, mais qui finissent par lasser. 
Heureusement les Jordaniens sont fort sympathiques et n’hésitent jamais à passer un peu de temps pour vous remettre sur le droit chemin.
Malgré cela, nous avons failli franchir involontairement la frontière de Cisjordanie, fait de nombreux allers et retours, picniqué à midi sur une route sans issue et nous n’avons finalement visité que le site de Pella, qui possède des vestiges byzantins, certes très prometteurs, mais qui n’offre encore rien de vraiment spectaculaire.
Ce n’est donc que vers 18h que nous sommes arrivés à Oum Quès où nous avions eu la prudence (d’ailleurs inutile) de réserver une chambre dans l’unique hôtel de la ville. Hôtel au confort « spartiate » (dixit le Routard) mais propre et sympathique.
Samedi matin, visite de Gadara située à la sortie du village. Il s’agit d’une cité antique, avec tous ses attributs (amphithéâtres, thermes, nymphaeum…), mais sur les vestiges de laquelle a été construit un village ottoman, bâti sur l’ancienne acropole en réutilisant une partie des pierres de l’époque romaine.
En plus de son aspect archéologique, ce site est dans une situation peu ordinaire : à midi, en déjeunant dans la resthouse construite à l’intérieur du site, en haut du village  ottoman (voir photo), nous pouvions jouir d’un panorama qui nous offrait, à gauche Israël avec le Jourdain et le lac de Tibériade, devant nous la frontière Syrienne et face à nous le fameux plateau du Golan.

golan

L’après midi, nous avons fait route vers Jérash pour nous installer, encore une fois,  dans l’unique hôtel (les touristes visitent généralement ces sites à partir d’Amman) dont la terrasse donne sur la porte d’Hadrien une impressionnante arcade de 13 mètres de haut dans un étonnant état de conservation.
Excellent présage pour la visite de demain.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article