Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
C’est au plus prés de la frontière birmane que vit une ethnie particulière les Padong, une sous ethnie Karen. Cette ethnie est celle des femmes girafes. Nous nous y sommes rendus.
J’entends déjà d’ici les commentaires de ceux qui ont la fibre humanitaire !
« Ces femmes ne sont pas des animaux qu’on va voir comme on irait au zoo », diront les uns. « C’est une barbarie que l’on ne doit pas encourager », diront les autres.
Ces arguments sont tout à fait recevables, mais un peu d’histoire permet de se garder de ces jugements à l'emporte-pièce.
Cette ethnie a le régime birman qui la persécutait à partir des années cinquante. Réfugiés en Thaïlande ils ont été d’abord parqués dans des camps de réfugiés, puis la Thaïlande les a autorisé à résider dans des zones de transit proches de la frontière de façon « temporaire ». Ainsi, il leur est interdit de construire « en dur ».
La zone en question étant particulièrement inhospitalière et le gouvernement thaïlandais n’ayant aucune envie de subvenir à leurs besoins, ces réfugiés se sont trouvés sans ressource. Ces Padongs étant en faible nombre (environ 8000) l’affaire n’a pas fait la une des journaux occidentaux et de ce fait les Américains n’ont pas cru bon d’affréter des B52, pas plus que Bernard Kouchner n’a trouvé utile de mettre un sac de riz sur son épaule devant les caméras de TF1.
Ces réfugiés, constatant que leur particularisme intéressait les touristes, ont donc décidé de devenir les acteurs de leurs propres vies. C’est leur choix !
Ils ont accepté de laisser les touristes, moyennant un droit d’entrée, venir les voir, les photographier ( Claudia Schiffer est payée bien plus cher) et s’ils le souhaitent leur acheter un objet artisanal. Ainsi avec le droit d’accès, l’argent qu’on peut laisser volontairement dans une urne placée à cet effet et les babioles que les visiteurs achètent sans en avoir vraiment besoin, la communauté parvient à vivre honorablement et à faire instruire les enfants.
C’est pourquoi nous avons décidé d’aller les rencontrer.
Voici leur village.
Ils y produisent des constituants pour les toits.
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Ils font aussi du tissage qui est vendu sur place...
... et fraternisent volontiers avec les touristes
Pendant ce temps, les enfants jouent comme tous les enfants du monde.
Rares sont les jeunes qui perpétuent la tradition et ces portraits ne pourront plus se faire quand cette génération aura disparu.
Souhaitons que leur situation se soit améliorée d’ici là.