Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
Aujourd’hui, je vais vous parler des courges.
Auparavant il vous faut savoir que nous avons visité la Cappadoce en tous sens. En fait tout se trouve dans un rayon de 40 km dans le triangle Avanos, Urgup, Nevsehir. Tout y est comme dans les dépliants touristiques. Longues vallées lunaires...

…habitations troglodytes...
... églises primitives enluminées…


… cheminées des fées …




C’est justement dans la vallée des fées près de Zelve que m’est arrivé le petit incident qui m’a valu d’être silencieux pendant quelque temps. Bivouaquant là en fin de soirée, nous avons décidé de consacrer le lendemain à une marche jusqu’au petit village de Kavusin.
Nous avons effectué l’aller en 2 heures, petit restau sur place et retour en 3 heures, car nous avion pris, cette fois le chemin des crêtes. Belle randonnée !
C'est au retour, en voulant prendre un raccourci pour descendre jusqu'au camping-car que j’ai commis une imprudence. Le tuf est extrêmement friable, la pente était raide, j'ai commencé à glisser, puis j'ai couru pour essayer de tenir debout et de rattraper un terrain plat. Malheureusement j'ai terminé la course les quatre fers en l'air après avoir dévalé la pente. À l'inspection des dégâts, il est apparu outre une petite égratignure à la tête, une blessure importante au coude gauche. Rien de cassé!
Les gendarmes du premier carrefour nous ont proposé de faire venir une ambulance, mais nous avons jugé plus simple de nous rendre nous-mêmes à l'hôpital le plus proche à une quinzaine de kilomètres. Là, rien de bien remarquable, on s'est occupé de moi de suite et je suis donc reparti recousu avec un joli pansement sur le bras.
C'est le lendemain que je me suis aperçu que le véritable handicap provoqué par cette chute serait plutôt d'ordre musculaire. J'ai beaucoup de peine à marcher et j'ai très mal dans l'épaule. Un autre médecin a confirmé que c'était seulement la conséquence des chocs et m'a bourré d'anti-inflammatoires. Reste à attendre !!!
C'est au cours de ces tours et détours dans la région de Cappadoce que nous avons eu l'occasion de nous intéresser aux courges.
En effet, on peut apercevoir dans la campagne d'immenses champs de courges. Des océans de cucurbitacées. Comme c'est la saison du ramassage, des tracteurs circulent avec des remorques débordantes. Nous avons pensé que la Turquie était sans doute le fournisseur de courges de toute l'Europe. En fait le temps avançant, nous avons vu des femmes en train de travailler sur des tas de courges...


... Renseignements pris, elles ôtent les pépins pour les faire sécher et ce sont eux qui seront consommés. La courge elle-même est alors abandonnée en tas dans lesquels les vaches de passage ou les poules du coin peuvent se repaître, puis ramenée dans les champs, broyée et étalée pour être plus tard enfouie. Comme quoi la Turquie pratique depuis longtemps la technique écologique de l'engrais vert.
Nous mangeons la chair et jetons les pépins. Eux font l'inverse.
La prochaine fois, je vous parlerai des pommes de terre !!!
Jean.