Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
C’est dans cette petite ville qu’a été construit le seul pont assez solide pour résister au cours du Mékong en période de crues.
Nous étions logés juste en face et pouvions l’admirer de la terrasse de notre restaurant préféré.
Nous avons loué un Touk Touk pour aller voir un village de tisserands où l'on est censé faire la teinture.
Sur la route, nous nous sommes arrêtés dans des villages où l’on peut voir des femmes coiffées du Krama, typique de la tradition cambodgienne, qui vendent des serpents frits. De quoi vous couper l’appétit !
Plus loin, c’est un village flottant qui utilise les traditionnels filets chinois.
Arrivés au village, nous apprendrons qu’ils font effectivement la teinture, mais avec des pigments achetés à Phnom Penh. Colorants chimiques ou naturels ? La question reste ouverte.
Dans la ville même, nous avons été voir les collines des hommes et des femmes. Ces petites collines surmontées d’un Watt sans grand intérêt sont l’objet d’une légende illustrée par les deux tableaux ci-dessous.
Il existait il y a bien longtemps une reine si belle qu’aucun homme n’osait la demander en mariage. Lassée de cette solitude elle décida de choisir elle-même le mari qui lui plaisait. Du coup, l’attitude de la reine faisant loi, ce furent désormais les femmes qui demandaient les hommes en mariage. Sauf que les hommes refusaient toujours les femmes pas très belles, dans l’espoir d’en voir venir une plus jolie. À la mort de la reine, les femmes, probablement menées pas quelques précurseurs du MLF, se révoltèrent et lancèrent un défi aux hommes : ceux qui construiraient la plus haute colline gagneraient et choisiraient. On s’arrêterait de travailler quand paraitrait l’étoile du berger. Les femmes, malignes, hissèrent, à la tombée de la nuit, une lanterne au bout d’un bambou et les hommes, un peu naïfs (dans ce pays !), se couchèrent en attendant le lendemain. Pendant ce temps, les femmes continuaient à travailler et quand les hommes se réveillèrent ils aperçurent une colline plus haute que la leur. C’est pourquoi maintenant, c’est aux hommes de demander les femmes en mariage.
Je ne suis pas certain que les femmes d’aujourd’hui verraient les choses de la même manière, mais c’est une légende !
Cette ville a la particularité de posséder aussi un pont en bambou qui est démonté à la saison des pluies et rebâti chaque année au début de la saison sèche. On peut y passe en vélo, moto, voiture et minibus (vérifié) mais il parait même qu’il supporterait des camions (puisqu’ils le disent !!).
Nous avons aussi visité un village supporté par l’association AMICA. Nous avons fait la connaissance du président et du jeune ingénieur, qui vient de réaliser l’adduction d’eau du village et qui se mariait justement ce jour-là avec une fort jolie Cambodgienne.
Comme quoi un bienfait n’est jamais perdu (violons).