Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
Nous sommes restés 6 jours à Luang Prabang.
La ville est magnifique, avec ses collines verdoyantes et son calme provincial.
Elle a d’ailleurs été classée au Patrimoine mondial de l’humanité en 1995.
Depuis cette époque son centre est en cours de restauration et son environnement préservé. Les principaux acteurs de cette rénovation sont l’UNESCO, l’office français de la coopération et la région Centre (Jacques, tu pourras féliciter Michel Sapin de ma part).
La ville s’étend sur une langue de terre au confluent du Mékong et de la rivière Nan Kane. Pour traverser le Mékong il existe à proximité du centre un petit pont en bambous…
… qui permet de gagner la campagne. Nous l’avons emprunté pour nous rendre dans un charmant restaurant tenu par une Québécoise que nous avait recommandé Francine.
Francine est une Française qui réside entre Narbonne et Béziers et qui voyageait seule suite à la défection de dernière minute d’une copine. Nous l’avons rencontrée à la Guest House où nous résidons (vue sur le jardin)…
… et le courant étant aussitôt passé entre nous, nous avons décidé de poursuivre le voyage dans la partie commune de notre itinéraire.
Luang Prabang est une ville de monastères. Je m’étais promis de ne plus vous montrer le moindre Wat, mais je vais faire exception parce que celui-ci est particulièrement beau et que vous y remarquez une particularité unique à la région : les toits en recouvrement.
Dans un autre, on peut voir l’empreinte du pied de Bouddha. J’ai pu constater qu’il avait de très grands pieds et surtout vu les anfractuosités de l’empreinte, qu’il aurait eu le plus grand besoin d’une semelle orthopédique.
Qui dit, nombreux monastères, dits nombreux moines. On en rencontre à tous les coins de rue.
De plus, la ville est le lieu d’un rite immuable depuis des siècles: le Reras (aumône des moines).
Chaque matin entre 6h et 7h30 les monastères déversent dans la ville des files de moines qui parcourent les rues pour mendier leur nourriture, leur sébile en bandoulière. Les croyants les attendent et, parfois genoux en terre, leurs distribuent des boulettes de riz gluants, des fruits, mais aussi certaines friandises.
Le centre-ville est très bien conservé et en cours de restauration. Avec ses maisons coloniales…
ou traditionnelles…
.. et ses venelles toutes pavées de briques.
Certaines parties sont des zones humides, où se font de gros travaux de préservation.
C’est ici que (jusqu'à ce jour) nous avons trouvé le plus beau marché. On vent de tout : légumes variés, frits divers, grenouilles, algues, ect…
Pour finir, quelques particularités vues au passage : Touk Touk multicolores
.. bar champêtre orné du drapeau rouge (nous sommes parait-il encore en régime communiste) et de bombes américaines de récupération…
Enfin des traces indélébiles de l’héritage colonial français : les joueurs de « pédong » (traduisez pétanque)…
… la « baguette » et les gâteaux à la crème