Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
De Moulay Bousselham, nous avons filé par l’autoroute jusqu'à Rabat.
Un peu de nostalgie pour Mary-Françoise qui y séjourna pendant 6 mois, lors d’une vie antérieure.
Rencontre de quelques amis, petit tour dans la casbah des Oudaïa, avec thé à la menthe / cornes de gazelles au café maure.
Beaucoup de changements dans la ville, d’énormes travaux autour de l’Oued Bou Regreg pour y faire un magnifique port de plaisance et un bord de mer digne d’une grande capitale. Dans les médinas de Rabat et de Salé, ce qui nous frappe le plus, par rapport à nos précédents séjours dans le pays, c’est la propreté et surtout la tranquillité. Pas le moindre faux-guide-pseudo-étudiant , pas la moindre insistance pour nous vendre une théière magique ou une paire de babouches en peau de chameau. Pour le moment, même les « pour le plaisir des yeux » et « alors la gazelle » ont disparus. Campagnes de sensibilisation ou action énergique de la police touristique ? Le doute reste entier !
Certes, il reste hors des centres urbains des oasis de pauvreté et des bidonvilles sordides, mais ils semblent en cours de résorption au profit de logements sociaux. D’après un marocain, président d’une association d’aide aux handicapés, la moitié du budget de l’état serait affecté au domaine social. Quel autre pays peut prétendre mieux faire ?
Après Rabat, direction El Jadida qui nous offre une vieille ville entourée de remparts et une magnifique citerne datant de l’époque de l’occupation portugaise. Le jour suivant c’est Oualidia dont la lagune sert à l’élevage des huîtres ; Seule particularité de cette petite ville en plein développement touristique : quelques barques de pêcheurs qui sont attendues par une véritable flottille de mobylettes hors d’âge, dotées d’un cageot où sont placés les poissons, qui partent au plus vite marauder dans la ville pour écouler leur marchandise au meilleur prix. Nous avons ainsi dégusté un bon kilo de crevettes achetées encore vivantes.