Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
Nous ne sommes restés que 2 jours à Salta. La ville ne présente pas un intérêt majeur, elle est plutôt utilisée par des tours opérateurs et les voyageurs pressés comme base de départ pour les circuits alentours. Comme nous avons plutôt choisi de faire ces circuits par sauts de puce, nous nous sommes donc limité à la ville même.
Salta possède une place centrale entièrement rénovée qui présente de très belles façades et une église très colorée (San Francisco). Ces bâtiments sont particulièrement bien mis en valeur par les illuminations nocturnes.
Nous avons aussi pris le téléphérique qui monte au Cerro San Bernardo une colline qui permet d’avoir une vue d’ensemble de la ville et fait très bien apparaître la structure des villes argentines: rien que des rues parallèles, alternativement en sens unique, qui délimitent des carrés de dimension quasiment identique.
Lorsqu’on demande son chemin, on vous répond par exemple : « trois quadras tout droit puis quatre quadras à gauche ». Il suffit de s’habituer et d’avoir de bonnes jambes, car les villes argentines sont si étendues que certaines n’ont quasiment pas de centre ville, au sens où nous l’entendons.
Ces rues droites et à sens unique donnent aux argentins une manière particulière de conduire en ville : à fond la caisse pour éviter que la voiture venant de droite « ose » prendre sa priorité. Quant aux piétons, on les ignore totalement, il semble que ce soient des gêneurs qui n’ont qu’à se faire oublier. Les passages piétons semblent d’ailleurs être facultatifs, puisque personne ne s’en soucie, même lorsque des policiers sont présents aux carrefours et ne voient pas de raison valable d’intervenir.
Dans tout argentin il y a sans doute un Fangio qui sommeille !
Ceci contraste d’autant plus avec le comportement sur route où la vitesse est généralement limitée à 50 km/h et ou les bus, souvent pourvus de contrôleurs de vitesse, se traînent lamentablement sur des routes pourtant souvent rectilignes sur des kilomètres. Il faut dire qu’en Patagonie où l’on traverse des centaines de kilomètres pratiquement plats et presque dépourvus de végétation, on ne voit pas pourquoi ils auraient faits des virages.
Publié le 23/03/2009 - 18:45