Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
C’est une ville un peu somnolente située sur le Mékong et qui est devenue, faute d’autres attraits, une base de départ pour l’exploration de l’arrière-pays. Les trecks proposés sont légion.
La Thaïlande de l’autre côté du fleuve nargue la ville de sa magnificence...
…et il arrive même que des touristes égarés y cherchent leur chemin.
On y trouve, bien sûr, les habituels marchés colorés et quelques wats.
Dans l’un d’eux, un enfant-moine semble bien rêveur...
Les treks n’étant pas notre affaire, nous nous sommes arrêtés ici dans le but d’essayer de faire ce qui s’appelle « la boucle », et qui, hors des sentiers battus, permet de visiter les alentours ainsi qu’une grotte assez exceptionnelle.
Cela s’est révélé impossible à réaliser entièrement autrement qu’en moto…
Nous avons donc décidé de n’en faire que la partie carrossable, dans un minibus avec chauffeur, après avoir trouvé deux Hollandais qui se sont joints à nous pour partager les frais.
La route nous a permis de voir la vie de nombreux villages et surtout d’admirer des paysages grandioses.
Le but de cette semi-boucle était de rejoindre la grotte de Tham Kong Lo. Elle est en fait constituée d’un long tunnel où passe une rivière. Le tunnel en question fait 7 km de long, jusqu'à 100 mètres de large, à certains endroits, et sa traversée dure une heure.
Voici son entrée
On nous a embarqués à trois par bateaux, accompagnés de deux bateliers munis de simples lampes frontales.
Aucun éclairage électrique. Une fois disparue la lumière du jour, le batelier avant éclaire de sa lampe le trou où nous devons passer et dévie la trajectoire à l’aide d’une pagaie. Son acolyte dirige le moteur et éclaire alternativement les deux côtés. On a l’impression de foncer directement dans le mur en face.
Comme nous sommes en période de basses eaux, certains passages sont très peu profonds. L’homme de l’arrière, qui connaît bien le parcours, lance alors le moteur à fond et, sur son élan, le bateau frotte le fond sur les galets avant de s’immobiliser. Les bateliers descendent pour soulager l’embarcation et la poussent, jusqu'à ce que la rivière redevienne navigable.
Au bout d’une demi-heure, on nous a fait débarquer pour nous faire visiter quelques salles accessibles à pied.
Les concrétions ne rivalisent certes pas avec celle du gouffre de Padirac, mais les lieux sont restés « en l’état ». On doit marcher sur un vague chemin d’éboulis, à la seule lueur des lampes. Un batelier nous guide, aidant l’un ou l’autre dans les passages difficiles.
Ici, pas de panneaux vous indiquant de baisser la tête, de ne pas se pencher ou de ne pas glisser sur le sol. C’est ce parfum d’aventure qui fait tout le charme.
Puis la remontée de la rivière continue et l’on aperçoit le bout du tunnel.
Une demi-heure pour se détendre et manger une soupe de nouilles en boîte, dans la gargote prévue à cet effet, et l'on rembarque pour le retour.
Après cette heure passée sous terre, nous regagnons notre minibus à travers la forêt.
Mary-Françoise, inspirée sans doute par les nombreuses lianes qui pendent des arbres, nous gratifie alors d’une démonstration de « Jane » dans un remake de Tarzan.
De retour à Thakheck, nous finissons la journée par un couché de soleil sur le Mékong.