Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
Nous voilà donc maintenant à Baracoa, au terme de notre tour de Cuba.
De là, nous rejoindrons La Havane pour nous envoler le lendemain vers Paris et Marseille.
Nous aurions volontiers passé un jour de plus dans la capitale, mais la liaison aérienne n’a lieu que 2 fois par semaine et de ce fait nous aurons l’occasion de faire pleinement connaissance de Baracoa et de ses environs.
Ici, nous sommes en climat tropical. Dès qu’on passe côté atlantique, le cadre change totalement. La région sèche fait place à une végétation luxuriante, la canne à sucre s’efface devant les cocotiers, les bananiers et les manguiers. On se croirait au Sri Lanka.
Baracoa est une petite ville charmante de style colonial. Très peu de voitures mais une foule de vélos-taxis. Quant aux transports en commun il se font en carriole à cheval (8 places et un pesos cubain quel que soit le trajet).
La plus belle plage, Maguana, se trouve à 18km de la ville. On prend le bus le matin à 10h pour un retour à 16h. Ce fut notre première sortie.
Hier, nous avons décidé de marcher un peu autour de la baie en direction de l’embouchure de la rivière « de miel » et d’une petite « playa blanca », plage de sable blanc, minuscule mais charmante d’après le Routard. Après 3 h de marche dans un paysage sauvage nous sommes arrivés à l’endroit supposé. Un cubain nous a aimablement conduit sur les lieux et, comme il n’y avait pas l’ombre d’une plage, nous a expliqué (ce qui nous fut confirmé par la suite – on n’est jamais trop prudent) que le dernier cyclone était passé juste à cet endroit et que, gigantesque aspirateur, il avait fait disparaître le sable qui s’était déposé siècle après siècle, sur cette ancienne barrière de corail.
Mary-Françoise, n’écoutant que son courage et son envie de se tremper a tout de même pris le risque de se baigner, malgré la forte houle qui menaçait de la pousser contre les rochers.
Du retour en ville, un peu fourbus, à titre d’auto-récompense, nous sommes allés boire et manger au restaurant du plus bel hôtel, construit dans l’ancien fort, d’où on a vue sur toute la baie.
Aujourd’hui, de nouveau, plage Maguana, avec un petit intermède pluvieux aux alentours de midi. Comme toujours dans ce type de climat, il pleut assez souvent mais la température reste élevée, l’averse est de très courte durée et le soleil est vite de retour.
Ceci ne nous a d’ailleurs pas empêché de déguster un repas de langoustes et crevettes, accompagnées de bananes frites crudité et riz, préparé par les pêcheurs, qui nous l’amènent directement sur la plage.
Ce soir, un plan « musique » semble se mettre en place, en compagnie de 2 jeunes allemands et d’Eliane une sympathique bordelaise qui voyage seule, dont nous avons croisé la route à plusieurs reprises.
Hasta luego !