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Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.

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Retour

Le retour de Baracoa à La Havane était prévu sur la compagnie aérienne locale.

Nous pouvons attester que, quoi que puissent affirmer les contre-révolutionnaires mal intentionnés, les avions de cette compagnie ne sont pas propulsés par des élastiques et qu’ils ne sont pas guidés par des signaux de fumée.

L'appareil était un ATR 72 en parfait état apparent.

Bien sûr, nous avons décollé avec presque une heure de retard et, à l'arrivée à La Havane, il a fallu 45 minutes chrono pour que le premier bagage apparaisse sur le tapis roulant. Comme il ne pouvait s'agir, et pour cause, d'un mouvement de grève, et que ce type de retard semble habituel, nous en avons conclu qu'il s'agissait plutôt d'une coutume locale.

Un taxi nous a prestement conduit à la maison que nous avions réservée, sur le conseil de notre hôtesse de Trinidad.

Ce dernier hébergement constitue une sorte de bouquet final. L'appartement, situé au deuxième étage d'une maison qui en compte trois, non seulement était magnifiquement meublé mais disposait d'un patio à ciel ouvert. Mieux que toutes les descriptions, les photos qui suivent vous donneront une idée des lieux.

 

casa 1

 

casa 2

 

casa 3

 

Nous avons passé cette dernière journée à flâner dans les rues et nous sommes allés manger au restaurant de l'hôtel Raouel, une merveille de l'art nouveau.

 

rest 1

 

rest 2

 

rest 3

 

Le soir nous avons quitté Cuba avec une pensée pour notre amie Couca.

couca

.

Nous voilà donc de retour en France.

Tout s'est bien passé, si on oublie que nos valises ne sont encore pas arrivées, car le transfert des bagages n'a pu être opéré à Roissy.

Notre avion La Havane - Paris avait une heure de retard ; coutumes locales?

Nous avons réussi à sauter dans la navette Roissy - Marseille en courant comme des kenyans dans les couloirs de l'aéroport.

    Lorsqu'on revient d'un pays aussi controversé, on ne peut s'empêcher, oubliant les clichés des ouvrages et des articles du passé, de se demander : où en est Cuba aujourd'hui ?

Notre témoignage ne se base que sur des faits avérés et des témoignages recoupés. Nous avons eu la chance de rester assez longtemps dans chaque maison (jusqu'à sept jours) pour que la confiance s'installe. De plus, nous avons séjourné chez un professeur de l'alliance Française et une de nos hôtesses est marié à un breton, ce qui a facilité les échanges.

 Alors, à ce jour, les Cubains sont-ils heureux ?

Sans vouloir apporter une réponse à cette question qui est plus individuelle que collective, disons que la joie de vivre, les sourires, l'amabilité des gens de la rue, n'a rien de comparable avec ceux des voyageurs d’une rame de métro. Au point qu’une française, pourtant consciente des difficultés de la population, a pu nous dire : « parfois, je les envie ».

À Cuba, il n'y a ni famine, ni profonde misère. Personne ne meurt sur le trottoir comme en Inde ou à Madagascar. Aucun enfant famélique et inculte ne traîne les rues comme au Bangladesh ou dans certains pays d'Afrique noire.

 

En fait les Cubains ont soif de consommation et de liberté.

Soif de liberté, on le comprend aisément face à une administration pléthorique, répressive et à des contrôles permanents pour tout et n'importe quoi.

Soif de consommation parce qu'ils n'en ont ni la possibilité ni les moyens. Pourtant, si l'on veut pousser le bouchon un peu loin, les Cubains vivent la vie dont rêvent certains alter-mondialistes et se trouvent en l'état de nature que prônent mains écologistes (labour avec des boeufs, traction animale, peu de voitures, pas de pollution...).

On peut effectivement se demander, si le fait de pouvoir choisir entre 25 marques de shampoing - parce que vous le valez bien - plutôt que d'utiliser celui de l'usine voisine constitue une grande avancée humaine. On peut aussi contester le fait que changer le téléviseur soviétique contre un écran plat soit un gage de bonheur.

 

Nous nous sommes posés, et nous avons posé, beaucoup de questions.

Aujourd'hui, la seule chose dont nous soyons certains, c'est que nous n'avons aucune certitude dans ces domaines.

Alors !

Que vienne pour les cubains le Deng Xiaoping qui saura amorcer un changement en douceur et leur dire: « Enrichissez-vous » !

Que l’histoire les garde d’un brutal passage à l’économie de marché tel qu’on le connaît en Russie.

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