Ce Blog rend compte des voyages effectués par Mary-Françoise et Jean depuis début 2007.
Par JB
Le 19/11, nous avons pris une journée de repos et ce n’est que le 20 que nous sommes allés faire le « tour tabac – rhum ». Notre deuxième hôtesse, Milaidy, nous avait trouvé un ami taxi à ses heures perdues. Cadre administratif dans un hôpital, il travaille 24h d’affilées (bonjour le rendement), puis dispose de 3 jours de repos qu’il met à profit pour arrondir ses fins de mois en transportant des touristes dans sa vieille américaine.
Donc, visite de Pinard del Rio aux allures de vieille ville espagnole et surtout de la manufacture de cigares Alejandro Robaïna, seule entreprise du genre à avoir été laissée au nom de son propriétaire après la révolution. La saison n’étant pas à la production, nous n’avons eu droit qu’à une démonstration. Adieu les jolies cigarières !
Ensuite direction la distillerie Casa Garay qui fabrique, sous l’œil du Ché et de Marti,
une liqueur à base de baies spécifiques de la région.
Cette liqueur existe en 30° et 40°. Nous avons sagement acheté la moins alcoolisée, mais - honte sur nous - la bouteille est déjà pratiquement vide.
Nous garderons surtout de cet endroit le souvenir de la sympathique Mileidy.
Cette jeune femme, qui élève seule ses deux filles avec l’aide de ses parents, alterne le travail d’hôtesse (cuisine succulente) avec celui de professeur d’éducation physique, tout en poursuivant des études. Nous nous souviendrons de son récit de l’ouragan, fin août, que famille et touristes ont passé empilés dans la salle de bain, seul endroit supposé résister aux vents de 350km/h.
Le 21/11 peu de choses à dire d’un fastidieux voyage en bus de plus de 9h et prise de contact avec Cienfuégo que nous visiterons demain.
C’est une belle ville qui garde surtout la trace des somptueux édifices construits pas la maffia américaine avant la révolution et qui, restaurés, ont été reconvertis en hôtels de luxe et en édifices publics.
Le 24/11, transfert vers Trinidad en 1h30 de bus seulement. Une broutille !
Trinidad est une pure merveille. C’est une ville musée inscrite au patrimoine de l’UNESCO. Au 19ème siècle, 78 sucreries faisaient sa fortune. La crise sucrière de 1850 a arrêté le temps. Pour les palais des riches comme pour les résidences communes, toutes construites sur un seul niveau, dotées de fenêtres grillagées et couvertes de tuiles importées de France, le temps s’est figé. Plus d’argent, donc plus de modification architecturale. Pas non plus de ruines comme on en voit à la Havane, car ce type de construction pouvait franchir le temps au prix d’un minimum d’entretien.
Et Trinidad, belle au bois dormant, se réveille au bruit des autobus de tourisme. C’est moins romantique que les sabots d’un cheval, mais c’est plus lucratif.
La fille de la maison où nous séjournons (5 ans d’études de psychologie) parle le français et est ravie de converser avec nous. Une occasion rêvée de connaître un autre visage de Cuba.
Par MFL,
Nous avons passé 4 jours dans la région Nord Ouest de Cuba, à Vignales, région la plus touchée par l’ouragan du 30 août.
De nombreux arbres arrachés, les plants de café déracinés, les maisons de bois emportées, quantité de toitures ou arrachées ou sans tuiles….
D’après Mileidys l’ouragan le plus important jamais vu.
Elle n’avait pas voulu se mettre à l’abri avec ses parents et ses filles, pour pouvoir déplacer les meubles en fonction des fuites et s’occuper de cette maison qui lui permet d’accueillir des étrangers.
Tous réunis dans la minuscule salle de bain en béton, ils ont passé une nuit épouvantable, les petites : 9 et 8 ans pleurant, pensant que c’était la fin du monde.
Il parait que le bruit d’un vent d’une telle intensité est épouvantable.
Au lever du jour, choc de la vue d’un environnement dévasté.
Des familles se sont retrouvées dépourvues de tout.
Des associations sont arrivées avec vivres et médicaments et les touristes présents ont beaucoup travaillé avec les cubains pour déblayer et nettoyer.
Il n’y a eu que des dégâts d’ordre matériel.
Mais c’est la raison pour laquelle il y a si peu de fruits cette année.
Actuellement j’ai de longues conversations avec la jeune psychologue, 28 ans, qui fréquente un anglais depuis un an et attend avec impatience le visa pour le rejoindre, à Londres.
Elle a soif de liberté et de voyage…
Bien sûr……..